Paradox Music

Jay Clarke – Entitãs [Blackaxon]

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Jay Clarke, un nom qui ne résonne pas forcément aux oreilles de tous les amateurs de Techno mais ça ne saurait tarder ! Ce londonien fait partie de ces artistes multi-facette  touche-à-tout qui vivent leur passion  avec engagement. Dj et producteur, il fait la joie des Techno freaks de la capitale UK en programmant les artistes les plus actifs de la scène pour ses « Seventh day », after dominicale au Village Underground. Les dernières éditions ont accueilli James Ruskin, Jonas Kopp, Answer code request et Anthony Parasole, rien que ça… Fin 2014, Jay décide de cristalliser ses 20 ans d’activisme technoïde en créant son label Blackaxon. La première sortie, First flight, annonçait déjà bien la couleur du projet, de la techno musclée pour danseurs acharnés. On y retrouve d’ailleurs un très bon remix de JoeFarr, producteur ultra-prolifique basé à Bristol.

Le Blackaxon 002, que l’on a choisi de vous décortiquer, se situe globalement dans la même veine mais revêt un côté mystique en plus. Il n’y a qu’à voir la pochette pour comprendre qu’on a là de quoi réveiller les esprits les plus malveillants. Entitas révèle 3 morceaux différents par leur structure mais leur complémentarité est impressionnante. Entity, sur la face A, possède une ossature lourde et épurée. On sent que chaque motif a été remodelé, torturé, essoré avant l’assemblage. Le rendu final sonne comme le morceau qui mettra tout le monde d’accord en plein creux de soirée, mais qui prépare l’arrivée d’un morceau plus tonitruant derrière.

La face B dévoile un premier morceau, Ghosts of Acid, beaucoup plus riche que Entity. Le titre nous prévient que le pH ne sera pas très élevé ! Et effectivement, la bouclinette acide est présente quasiment tout du long. Le genre de boucle aérienne de petite amplitude qui vous transperce les neurones sagement mais efficacement.  Une petite nappe de synthé bien spirituelle et accessoirement émotionnelle vient chatouiller vos chakras. On sent qu’on est en communication avec les divinités de l’acid.

Le deuxième morceau de la B-side, Existence Through Persistance, est un peu la résultante des deux premiers. On y retrouve le côté brute de décoffrage de Entity, et le mysticisme de Ghosts of Acid. La boucle acid est cette fois plus neutre, et s’attaque plus à votre thorax qu’à vos synapses. Les motifs sont plus diversifiés, snares, claps et hi-hats s’entrechoquent harmonieusement. Certains y verront même un léger côté Detroit, de quoi donner un peu plus d’âme à cette sortie.

All in all, un label et un artiste qu’on ne perdra sûrement pas de vue dans les prochains mois. Un artiste qui semble être soucieux de proposer une techno de qualité et surtout avec un concept artistique, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

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